Portrait de claude lelouch
Prénom : Claude
Date de naissance : 30/10/1937
Lieu de naissance : Paris
Ses enfants : 7 enfants
Claude Lelouch, né le 30 octobre 1937 à Paris dans le 9e arrondissement[1], est un réalisateur, producteur, scénariste et acteur français. Surtout connu en tant que réalisateur, sa filmographie compte une cinquantaine de films dont Un homme et une femme et Tout ça... pour ça !, grands succès au box-office avec respectivement 4 269 209 et 1 887 398 entrées en salle.
Cependant, la critique et le public semblent moins s'intéresser au réalisateur depuis le début des années 2000. Le Genre humain, sa trilogie inachevée[2] composée des Parisiens et du Courage d'aimer, a été rejeté par le public bien que Lelouch soit allé jusqu'à offrir pendant une journée aux spectateurs français une entrée pour le film Les Parisiens[3], opération qui lui coûtera plus d'un million d'euros.
Père de sept enfants, il est actuellement marié à Alessandra Martines.
À la suite de son échec au baccalauréat, son père lui offre une caméra pour lui redonner une chance[5]. Il débute sa carrière en tournant des reportages journalistiques. Il est notamment l'un des premiers à filmer la vie quotidienne en URSS, la caméra cachée sous son trench-coat au cours d'un voyage personnel. Quand le rideau se lève puis USA en vrac lui permettent de gagner de quoi continuer à exercer sa passion. Il filme aussi beaucoup de manifestations sportives comme le tour de France ou les 24 heures du Mans.
Il acquiert ainsi cette capacité de saisir l'image instantanée et surtout à faire ressentir une atmosphère en quelques plans brefs.[réf. nécessaire] C'est également ce que les critiques dénonceront en assimilant son cinéma à un roman-photo grossier.
En 1960, il fonde sa société de production Les Films 13 et réalise un très grand nombre de scopitones (ancêtre du clip vidéo). Claude Lelouch est sans doute le réalisateur le plus prolifique dans ce registre si l'on excepte Andrée Davis-Boyer, dite « mamie Scopitone ». Il acquiert par ce biais un réseau relationnel important qui lui permettra très tôt de mettre en scène des acteurs célèbres ainsi que d'obtenir des participations amicales de certaines vedettes dans ses films : Johnny Halliday dans L'Aventure c'est l'aventure ou encore Mireille Mathieu dans La Bonne Année. À l'époque, il fréquente aussi Jean Yanne et Jacques Martin que l'on voit apparaître dans La Femme spectacle.
C'est pendant cette période qu'il se forme sur le terrain car il n'a en effet jamais fait d'école de cinéma. Il teste in vivo des méthodes le plus souvent audacieuses pour l'époque[6]. On remarque par exemple la fameuse caméra cachée sous le trench-coat. Ce fonctionnement sera d'ailleurs le fondement de sa perpétuelle évolution : alors qu'il se sent plafonner après La Vie, l'amour, la mort en 1967, il produit un court métrage sur les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968 dans lequel il essaie des techniques encore peu utilisées comme l'eastmancolor. Un an plus tard sort Le Voyou, fruit de cette mutation. Il en va de même avec le film à petit budget Smic, Smac, Smoc, sorte de pilote de L'aventure c'est l'aventure ou de
Le 28 février 2007 sort le film Entre adultes qu'il coproduit avec son fils Simon Lelouch. On remarque aussi Roman de gare, qu'il réalise, mais incognito, en faisant croire que c'est Hervé Picard qui le réalise. Claude Lelouch a utilisé ce procédé à la suite de l'échec de son dernier film. Pendant le tournage, il se fait passer pour le producteur, simplement.
En 1960, son premier film en tant que réalisateur, Le Propre de l'homme, est sifflé par le public, décrié par la critique (« Claude Lelouch, retenez bien ce nom, vous n'en n'entendrez plus jamais parler[7] ») et ne reste pas plus d'une semaine à l'affiche. Il détruira les négatifs à la hache[8]. S'ajoute à cet échec le décès de son père. En 1962, L'Amour avec des si, film enlevé et très imaginatif[9], retient l'attention de la critique suédoise. L'année suivante, Une fille et des fusils remporte un peu de succès (déjà tenté par l'utilisation des bons filons et des recettes commerciales, il tournera une suite qui ne trouvera cependant pas de distributeur). En 1964, La Femme spectacle, censuré pour ses jugements profondément misogynes (pour « cerner » maladroitement la « nature féminine », il suit des prostituées, filme les femmes faisant leurs courses ou allant se faire refaire le nez) et remonté de fond en comble, (avec en voix off la voix de Gérard Sire, célèbre animateur de radio, que Claude Lelouch utilisera jusque dans les années 1970), est une sorte de film-reportage inabouti. L'auteur se cherche alors entre la succession de saynètes anecdotiques et l'histoire morcelée en séquences éparses.
Cependant, cette période est aussi celle de son entrée dans le milieu du cinéma et il y lie ses premières amitiés avec Jacques Martin et Amidou et se rapproche d'une certaine critique[10] même si la diversité de ses activités le rend difficilement cernable. Cependant, Lelouch ne prêtera pas attention à la critique et, continuant de tourner avec les moyens du bord, on retrouvera la bande dessinée, le court métrage, etc ce qui vaudra d'ailleurs le succès d'Un homme et une femme, de bonnes critiques à son auteur et, selon Claude Lelouch, ce même au sein du cénacle des Cahiers du cinéma et de l'« intelligentsia » qui l'auraient pris un court instant pour un des leurs avant de le rejeter parce qu'il ne « rentrait pas dans leur moule »[11].
La légende raconte qu'il se retrouve un matin près d'une plage à Deauville où il entrevoit une jeune femme et son enfant sur la grève. Il réfléchit à son histoire, tente de la reconstituer et de savoir comment elle en est arrivée là. Le scénario d'Un homme et une femme est ainsi né[12]. Le film est un miracle technique avec la Mustang de Jean Paul Belmondo et un style nouveau d'utilisation de la caméra. Le budget a été réuni par Lelouch auprès de trois producteurs pas forcément toujours au courant de ses intentions réelles[13]. Jean-Louis Trintignant est confiant en ce jeune homme dynamique dont il connaît un peu le travail et dont Alexandre Mnouchkine, producteur en vue de l'époque, répond entièrement. Lelouch met en place ses « techniques » de tournage qu'il utilisera tout au long de sa carrière notamment cette capacité à faire feu de tout bois au point de vue financier : utiliser les locaux de l'équipe comme décors (ici, le Grand hôtel de Deauville), recycler de vieilles images filmées par lui plusieurs années auparavant pour d'autres raisons (ici, les 24 heures du Mans) ou utiliser le placement de produit comme moyen de financement du tournage (Jean-Louis Trintignant à bord d'une Ford Mustang ; dans La Bonne Année, ce sera Van Cleef & Arpels). Un homme et une femme est monté en deux fois, la première ne satisfaisant pas son auteur. En 1966, il est intégré in extremis à la sélection cannoise alors que la liste était close. Son film reçoit la Palme d'or (décernée ex aequo), marquant le début d'une remarquable ascension dans le monde du cinéma pour ce jeune homme de vingt-neuf ans qui pourtant n'avait pas une grande filmographie et n'était pas très apprécié par le public.
D'après un sondage effectué en 1989, Claude Lelouch était le réalisateur le plus connu des français[14].
Claude Lelouch reste un cas à part dans le monde du cinéma français. Il jouit d'une certaine célébrité[15] avant même d'avoir eu une « œuvre » digne de ce nom. Il va tirer une partie de sa force et de sa créativité osée ou commerciale de cette perpétuelle compétition avec le public et la critique pour justifier cette renommée. Si cela est pour lui synonyme de succès, d'argent et surtout un moyen de propulser sa carrière en lui ouvrant un chemin réservé aux plus grands réalisateurs, notamment en donnant de lui l'image d'un réalisateur que les producteurs réclament, c'est également un de ses défauts qui le classera définitivement aux yeux de l'«intelligentsia», au pire comme un parvenu prétentieux ne méritant pas son succès, au mieux comme un réalisateur commercial dont le cinéma ne mérite pas d'être étudié comme une œuvre artistique.
Cette dernière critique ne manquerait toutefois pas de fondement : son film suivant, Vivre pour vivre, est en effet un produit de l'accumulation des « formules » qui ont fait un an plus tôt le succès d'Un homme et une femme (musique entêtante, acteur jouant « vrai », succession en roman-photo de plans immobiles saccadés, utilisation d'une actrice américaine pour mieux vendre le film aux États-Unis). Si c'était à refaire, Un homme et une femme : vingt ans déjà ou encore plus tardivement And now... Ladies and Gentlemen sont des films à intérêt cinématographique relatif[16]. Cela initiera ce qu'on peut appeler un « lynchage médiatique » pouvant frôler certaines fois le mauvais goût[17]. Ce lynchage médiatique est également utilisé par Lelouch lui-même pour se dénigrer. Il est ainsi très friand de tout ce qui pourrait faire parler de lui[18],[19].
Ceci révèle surtout l'ambiguïté profonde du cinéma de Lelouch qui se laisse rarement surprendre par son irréductibilité. Il est capable de scènes jugées merveilleuses et parfois même très fines, il dirige les acteurs de manière exceptionnelle et très personnelle.[réf. nécessaire] Enfin, il évolue en révélant plusieurs facettes de son œuvre au fil du temps mais il ne peut s'empêcher dans le même temps de retomber dans ses propres clichés, rendant ses films parfois lourds et souvent redondants[20], tantôt d'une certaine complexité pouvant se révéler déroutante (il est un adepte et précurseur de la superposition à l'infini d'histoires dans l'histoire en film-choral) ou à l'inverse d'une simplicité effarante. À ce titre, Toute une vie est représentatif de l'extrême ambiguïté du personnage et de sa méthode tortueuse et « décentrante ».
Parfois, l'alchimie prend et la méthode se révèle payante.[réf. nécessaire] Ainsi Un homme qui me plaît ou Le Bon et les méchants, présentant pourtant des scénarios plutôt pauvres, se révèlent être pour ses inconditionnels des bijoux ciselés[réf. nécessaire], jouissifs de par leur extrême limpidité et où le spectateur est pris à son insu par des scènes enlevées dans ce monde factice où tout semble simple et romantique. Parfois, au contraire, cette méthode le mène à l'échec lorsqu'il en fait trop (La Vie, l'amour, la mort) ou pas assez (À nous deux)[21]. À ce titre, ses films relèvent très tôt d'un équilibre fragile ce qui explique tout d'abord la polarisation qu'ils suscitent le plus souvent entre ceux qui l'adulent et ont été pris et ceux qui le vouent aux gémonies et sont restés à côté. Ensuite, cela permet également de percevoir pourquoi ils ont parfois mal vieilli tant ils reposent souvent sur quelques instants d'une frugalité vite évaporée.
En outre, Lelouch peut être classé comme un éternel précurseur faisant parfois tenir la qualité de ses films aux avancées techniques mises en œuvre ou à l'audace dans la mise en scène dont ils sont le fruit.[réf. nécessaire] La Bonne Année est un des premiers films français à utiliser des microphones en extérieur[réf. nécessaire] (les films étaient jusqu'ici postsynchronisés ensuite en studio), il se sert de cette avancée pour innover dans le jeu des acteurs ce qui lui permet de restituer toute leur fraîcheur aux dialogues entre Lino Ventura et Françoise Fabian, fraîcheur un peu passée en fin de carrière ou moins spectaculaire. De même, c'est un de ceux qui ont utilisé et popularisé le tournage caméra à l'épaule, pensant par là qu'elle devait être un acteur de plus au sein du film en étant la plus active possible. Jean-Louis Trintignant, interrogé sur le succès d'Un homme et une femme, dira que ce film relevait d'une véritable audace et d'une grande originalité techniques mais que malheureusement, comme il fut un des premiers à utiliser l'Eastmancolor depuis popularisé par la publicité, le film paraîtra plus commercialisé.
Lelouch tirera de cette pratique de la technique cinématographique, solitaire et autodidacte une bonne partie de ses trouvailles et de la qualité de ses films. S'ils sont parfois ratés, ils manquent rarement de révéler quelques beaux plans[22]. Il a appris son métier sur le tas — il le dit et le répète — et c'est de là, beaucoup plus que d'un scénario prédéfini, que proviennent ses films. Une image peut engendrer un film tout entier de même qu'il semble évident que le tournage en lui-même est primordial à l'élaboration du film, c'est-à-dire la manière de faire parler les acteurs, de placer la caméra ou encore de comprendre, sur le moment, de quel point de vue la scène sera le mieux rendue. De là cette impression de spontanéité ou ce mythe de l'improvisation chez Lelouch. Ses films semblent pourtant très contrôlés jusque dans l'écriture du scénario mais il paraît attendre le moment précis du tournage pour que tout se mette en place de manière parfois imprévue, laissant, comme il le dit[23], place aux hasards qu'il tente de provoquer. Voilà pourquoi il avoue « parfois découvrir ses films une fois terminés »[24].
De manière plus générale, sa manière de filmer, car il semble plus pertinent de parler de manière de filmer que de réaliser, est tributaire de la technique pour le meilleur et pour le pire. Ainsi, une bonne partie de son style découle naturellement de ses envies de caméraman mais également des problèmes qu'il a rencontrés pour y parvenir ainsi que des trouvailles qu'il a su extraire de ce genre de désagrément. Son cinéma peut ainsi apparaître extrêmement empirique ou amateur.
Cependant, un film de Lelouch se reconnaît généralement facilement, certains parlant d'un « style Lelouch » souvent pour le ridiculiser[25]. Cela sous-entend qu'il existe une manière de faire particulière à son auteur. Celui-ci se cherche tout au long de sa carrière mais aboutit à un résultat de plus en plus fini. Dès le début des années 1980, ses scénarios sont plus étoffés, ses histoires se densifient et les flashbacks, jusqu'ici proposés sur le mode presque exclusif de l'aller-retour dans le temps, se mêlent et s'enchaînent de manière plus complexe. Les Uns et les Autres semble être le véritable coup d'envoi de ce nouveau type de cinéma que Lelouch pratiquera par la suite. Partir, revenir, Itinéraire d'un enfant gâté ou Les Misérables en sont de parfaits exemples. Il ne s'agit plus d'improvisation érigée au rang de technique de tournage.
Lelouch donne désormais naissance à des films plus entiers et plus « populaires », au sens noble du terme. Du cinéma pour grand public, c'est-à-dire pour le public qui « voit grand », comme le dit Philippe Labro[26]. Ce type de film est d'ailleurs bientôt copié dans sa manière, donnant naissance aux films familiaux des années 1990-2000.[réf. nécessaire]
Il est possible que Lelouch ait compris que la nature du cinéma a changé.[réf. nécessaire] Jusqu'ici, il se contentait d'appliquer les recettes habituelles qui finirent par s'épuiser à la fin de la décennie 1970. Par exemple, un film comme Robert et Robert repose sur un scénario attrayant et distrayant mais la réalisation technique, si elle ne dépareille pas des productions de cette époque, brille aujourd'hui par son obsolescence[réf. nécessaire]. Tout semble se passer comme si Lelouch comprenait l'importance des nouvelles techniques cinématographiques et le potentiel qu'elles offrent à son talent. Comme d'habitude, son style suit de près la technique du cinéma. Avec des appareils plus lourds, ses plans se densifient et laissent voir des images plus construites : fini le temps de l'exclusive caméra à l'épaule, les mouvements procédant de cette méthode seront désormais moins nombreux, moins extravagants mais également plus travaillés. Peut-être le signe que Lelouch, cependant grand sportif, se fatigue également. Ainsi, au plan qui suivait, de manière brouillonne, les acteurs comme dans Le Chat et la souris, L'aventure c'est l'aventure ou Le Bon et les méchants, Lelouch préfère utiliser la caméra pour donner l'impression du mouvement, impression parfois écrasante comme dans Les Uns et les autres où les élucubrations d'un Jacques Villeret se sont matérialisés par les mouvements lancinants de la caméra qui font bouger le spectateur et lui font sentir l'imprévisibilité de l'acteur. Il a de plus en plus recours à la scène-tableau, laissant plus de place au jeu des acteurs. Sa direction devient plus radicale et probablement plus osée. Il semble les mener toujours plus dans la direction souhaitée qui semble être celle de l'efficacité maximale. Lelouch, ayant braqué deux caméras sur les têtes des acteurs en tête-à-tête, s'assoie à leur côté et leur souffle alors leur texte, parfois dans la plus grande surprise. Cela lui permet de vérifier chaque expression sur chaque mot. Cela donne aussi lieu à des échanges de plus en plus hachés, réduits à un squelette de dialogue tournant autour de mots-clés. Là encore, cela prend ou non mais il faut remarquer que Lelouch semble aller de plus en plus radicalement dans cette voie-là, son film Les Parisiens se réduisant presque entièrement à une succession de plans centrés sur la tête des comédiens. Mais cette technique, reposant plus que jamais sur la qualité des dialogues, met également en avant la fragilité de ces derniers lorsque Lelouch n'est pas inspiré.
Il faut en retenir sa capacité à évoluer au sein même de son genre qui se révèle beaucoup moins figé qu'il n'y paraît. Il arrive même à faire émerger un « genre Lelouch », procédant d'une logique entamée depuis longtemps et qu'il semble résolu à pousser radicalement au bout. Ce style semble radicalement éloigné des « chabadabada » auxquels on le réduit caricaturalement.
« Le genre humain, c'est l'alternance des bons et des mauvais moments. Il faut accepter de prendre des risques pour être heureux. Le bonheur, c'est quand les ennuis se reposent. Et si on cherche à éviter les ennuis, on n'aura pas droit au bonheur. »
Par ses nombreuses réalisations, Claude Lelouch a été plusieurs fois mis à l'honneur.
Il existe depuis quelques années, à Deauville, une place Lelouch.
Au Festival Jules Verne Aventures, il a eu l'honneur de présider le jury.
Et en 2007, le Festival International de Cannes lui rend hommage en sélectionnant son dernier film, Roman de gare, hors compétition.
Au Festival Chacun son cinéma, il aura l'honneur de présenter Cinéma de Boulevard qu'il a co-réalisé avec Theo Angelopoulos, Olivier Assayas, Jane Campion, Joel Coen, ...[28]
Voici ce qu'il a d'ailleurs annoncé lors de la sélection de Roman de gare :
« Je voulais pouvoir refaire un film en m'amusant, en allant à l'essentiel, sans subir la pression du marché ou les contraintes marketing du métier. Demander à Hervé Picard (qui existe bien) d'être mon prête-nom m'a permis d'avoir la paix pendant l'année qu'a duré l'écriture et la réalisation… A partir du moment où le festival me rend un hommage, j'étais obligé bien sûr de rendre public mon petit secret. C'est un honneur que le festival me fasse un clin d'oeil l'année où je fête mes 50 ans de cinéma et mon quarantième film »
Source : http://fr.wikipedia.org







