L'Olympia : l'histoire de la salle mythique du boulevard des Capucines
Ouvert en 1893, relancé par Bruno Coquatrix en 1954, reconstruit à l'identique dans les années 1990 : l'histoire de l'Olympia, la salle où chaque chanteur rêve de voir son nom en lettres rouges.

Voir son nom s'afficher en lettres rouges sur la façade du boulevard des Capucines reste, pour beaucoup d'artistes, une consécration. L'Olympia est sans doute la salle de concert la plus célèbre de Paris. Son histoire, longue de plus d'un siècle, est faite de transformations successives.
1893 : un music-hall signé Joseph Oller
L'Olympia ouvre ses portes en 1893 à l'initiative de Joseph Oller, entrepreneur de spectacles déjà cofondateur du Moulin Rouge. Sur le site, il avait auparavant installé des montagnes russes. La nouvelle salle propose les divertissements typiques des music-halls de la Belle Époque : opérettes, ballets, numéros de cirque et de variétés.
Une parenthèse cinéma
Dans l'entre-deux-guerres, comme beaucoup de salles de spectacle parisiennes, l'Olympia est reconverti en cinéma. La scène se fait plus discrète pendant plusieurs décennies.
1954 : la renaissance avec Bruno Coquatrix
En 1954, Bruno Coquatrix reprend la salle et la rouvre comme music-hall. C'est le début de l'âge d'or : l'Olympia devient le passage obligé de la chanson française et accueille aussi les grandes vedettes internationales. Édith Piaf, Jacques Brel ou encore les Beatles, en 1964, y ont donné des séries de concerts restées célèbres. Après la mort de Bruno Coquatrix en 1979, sa famille poursuit l'aventure.
Les années 1990 : sauvée et reconstruite
Au début des années 1990, un projet immobilier menace la salle. La mobilisation du monde du spectacle et des pouvoirs publics permet de la préserver : l'Olympia est démoli puis reconstruit à l'identique, quelques mètres plus loin, et rouvre en 1997 avec sa façade et son enseigne d'origine. La salle accueille aujourd'hui environ 2 000 spectateurs.
Pourquoi l'Olympia reste un symbole
- Une jauge à taille humaine : assez grande pour marquer une étape de carrière, assez petite pour garder la proximité avec le public.
- Une enseigne iconique : les lettres rouges sont devenues un motif photographié par les artistes eux-mêmes.
- Une mémoire : de nombreux albums enregistrés en public portent le nom de la salle, preuve de son statut à part.