Jean-Paul Belmondo : une carrière en dates et en films
De la Nouvelle Vague aux grands succès populaires, du Conservatoire à la Palme d'honneur : le parcours de Jean-Paul Belmondo (1933-2021), raconté par ses films et ses récompenses.

Peu d'acteurs ont autant circulé entre cinéma d'auteur et cinéma populaire que Jean-Paul Belmondo. Sa filmographie, qui compte plusieurs dizaines de longs métrages, raconte à elle seule soixante ans de cinéma français. Voici son parcours, étape par étape, tel que le documentent ses films et ses récompenses.
Les débuts : du Conservatoire au théâtre
Jean-Paul Belmondo naît le 9 avril 1933 à Neuilly-sur-Seine. Il est le fils du sculpteur Paul Belmondo. Dans les années 1950, il suit l'enseignement du Conservatoire national supérieur d'art dramatique, joue au théâtre et décroche ses premiers rôles au cinéma.
1960 : la Nouvelle Vague
Le tournant arrive avec À bout de souffle (1960), premier long métrage de Jean-Luc Godard. Le film devient l'un des manifestes de la Nouvelle Vague et fait de Belmondo l'un de ses visages. Suivent des rôles marquants chez les grands auteurs de l'époque :
- Léon Morin, prêtre (1961), de Jean-Pierre Melville ;
- Pierrot le Fou (1965), de nouveau avec Godard ;
- La Sirène du Mississipi (1969), de François Truffaut.
Les années 1960 et 1970 : le héros populaire
En parallèle, Belmondo s'impose dans le cinéma d'aventure et de divertissement. Avec Philippe de Broca, il tourne Cartouche (1962), L'Homme de Rio (1964) puis Le Magnifique (1973). En 1970, il partage l'affiche de Borsalino, de Jacques Deray, avec Alain Delon. Les polars se succèdent ensuite, parmi lesquels Peur sur la ville (1975), d'Henri Verneuil, et Le Professionnel (1981), de Georges Lautner.
Belmondo est aussi connu pour avoir réalisé lui-même nombre de ses cascades. Dans Le Guignolo (1980), il apparaît suspendu à un hélicoptère au-dessus de Venise.
1987-1990 : le retour au théâtre et le César
À la fin des années 1980, il revient sur scène avec Kean (1987), puis Cyrano de Bergerac (1990). Au cinéma, Itinéraire d'un enfant gâté (1988), de Claude Lelouch, lui vaut le César du meilleur acteur en 1989, trophée qu'il ne vient pas chercher lors de la cérémonie.
Les hommages
- 2011 : Palme d'or d'honneur au Festival de Cannes.
- 2016 : Lion d'or pour l'ensemble de sa carrière à la Mostra de Venise.
- 2017 : César d'honneur.
Jean-Paul Belmondo meurt à Paris le 6 septembre 2021. Un hommage national lui est rendu le 9 septembre 2021 aux Invalides.
Par où commencer ?
Pour découvrir l'étendue de son registre, trois films suffisent à en donner la mesure : À bout de souffle pour la Nouvelle Vague, L'Homme de Rio pour l'aventure, Itinéraire d'un enfant gâté pour la maturité.
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